Les plongées de CRECY-la-CHAPELLE
Crécy-la-Chapelle est depuis maintenant dix-sept ans un lieu de rendez-vous des passionnés dArchéologie Subaquatique. Grâce à lopiniâtreté dune dynamique équipe de bénévoles, la petite ville est désormais synonyme pour les plongeurs de la région Parisienne dHistoire, de découvertes ,daventures et dair pur. Un cocktail réellement unique en Ile de France.
le Grand Morin et l'un des sites fouillé à Crécy. Photo: ChristianVidal
Limplantation à Crécy la Chapelle dune telle activité pourrait surprendre. A vrai dire, il ny a là rien détonnant, si lon considère le riche passé historique de la ville et la personnalité de Pierre Villié, un enfant du pays, qui infatigablement depuis plus de vingt ans plonge dans les eaux vertes du Grand Morin et anime léquipe.
Aux premiers temps, il suffisait de mettre un masque et simmerger pour trouver en quelques minutes une poterie digne dintérêt. Aujourdhui, les plongeurs doivent tamiser avec soin le lit de la rivière. Pour cela, deux suceuses à eau, véritables aspirateurs à usage subaquatique, sont mises en oeuvre le long du Pré Manche.
Les plongeurs sont devenus peu à peu une composante du paysage de Crécy-la-Chapelle, tout ceci avec discrétion, par respect de la tranquillité des riverains de la rivière. Les bruyants engins des premiers temps ont ainsi fait place à du matériel électrique parfaitement silencieux.
les pompes éléctriques alimentant les engins de fouilles.
Photo: Christian Vidal
Les sujets étudiés par léquipe vont du site portuaire au dépotoir dantan, en passant par le soubassement dune tour médiévale. Véritable mine archéologique que ces lieux, où plusieurs siècles doccupation humaine ont laissé des vestiges de la vie quotidienne des villageois de la Brie. Le passé médiéval de la ville est traqué sans relâche. Rares cependant, sont les découvertes remontant à plus de trois siècles. Mais, avec lacharnement de prospecteurs de minéraux précieux, les fouilleurs continuent à quadriller avec minutie le fond.
La "récolte" d'un aprés-midi de fouilles. Photo: ChristianVidalLe moindre éclat de terre cuite est mis dans un panier, ressorti en surface, lavé, et trié. Un jour, ces morceaux épars permettront la renaissance dune belle céramique du XVIIème ou du XVIIIème siècle ou dune écuelle en grès du XIXème siècle. Les déchets tant alimentaires que provenant des anciennes tanneries de la ville sont aussi présents. Ce sont des informations de première importance pour connaître le mode de vie et les activités des Créçois de jadis. (suite...)