La ville de Crécy-la-Chapelle

  
Le quai des tanneries sur
une carte postale du début du siècle.
Vestige des fortifications, la Tour Aux Saints abrite aujourd'hui des activités archéologiques.

 

  Occupé dés les temps néolithiques comme en témoigne les sépultures collectives trouvées à la fin du XIXeme siècle sur les versants de la vallée du Grand-Morin, Crécy entre réellement dans l’histoire à travers les chroniques et les monnaies mérovingiennes. Les noms de Créciacum, Crideciacovico ou Criscecus apparaissent alors . Il est bien difficile de décrire le Crécy de ces temps reculés, même si les textes évoquent l’existence d’une chapelle située sur l’emplacement de l’église actuelle de La Chapelle ainsi qu’un château fort, dont il ne subsiste rien.

La Ville moderne occupe un site différent du Crécy des origines. Aux périodes troublées du moyen-age, le site formé par les terres surélevées au milieu des marécages dans une boucle de la rivière devient un refuge précieux pour les habitants des lieux alentours et va être peu à peu aménagé et fortifié. Un château fort est édifié dans l’île principale et les « brassets » fossés aménagés et inondés dessinent par cercles concentriques un plan tout à fait original resté inchangé de nos jours. Les trois quartiers de la ville correspondent à trois agrandissements successifs de la ville : le « château » entouré par la boucle du Grand Morin et le brasset du moulin, le « Bourg » protégé lui par le brasset des tanneries, et le «marché» protégé par le nouveau brasset. Les brassets étaient quant à eux renforcés par des murailles et des tours .

De la quarantaine de tours , il subsiste actuellement de nombreux vestiges et heureusement quelques survivantes (la tour Migeon, la Tour Chatelain, la tour des Minimes, la tour aux Saints) qui bien que réaménagées et modifiées ultérieurement donnent encore tout son cachet médiéval à la ville.

 


La tour aux Saints (à gauche) une des anciennes tours de défense de Crécy .
Les bords du Grand Morin sur un carte postale du début du siècle (à droite).

L’apogée de la cité se situe au XIIeme siècle. Crécy constitue à cette époque un important relais marchand entre l’Ile de France et la Champagne où transitent et s’échangent nombre de marchandises (peaux, laine, drap et toiles..) Le Grand Morin est alors une voie d’eau navigable et pleinement utilisé notamment pour le transport du bois.

Au cours des derniers siècles, l’importance économique de la petite cité a décru . Au XIXeme siècle, les activités dominantes sont : la tannerie et le commerce du bois. Plus récemment, le pittoresque et le charme tranquille de Crécy ont attiré nombre de peintres dont Corot, Dunoyer de Segonzac ou Chatelain. Aujourd’hui, à l’aube du troisième millénaire, Crécy apparaît toujours dans son écrin de verdure comme un îlot de calme et de beauté au coeur du bassin parisien.

 


Surnommée parfois "la Venise de la Brie" Crécy-la-Chapelle attire depuis longtemps par son aspect pittoresque touristes et peintres. Affiche SNCF (à gauche) et peinture de Francisque Chatelain (à droite)